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 Mon voisin est mon pire cauchemar [Ft Bang Hesam]

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Tôda Alexander
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MessageSujet: Mon voisin est mon pire cauchemar [Ft Bang Hesam]   Dim 27 Aoû - 10:27
mon voisin est mon pire cauchemar

 
Me voici au plein milieu de la ville... Les yeux devenus blanc nacrés, comme lorsque j'utilise mon Alter. Le sang coule de mon nez, et pourtant ça ne semble pas m'arrêter. C'est silencieux autour de moi, mais c'est désert... La ville semble en mauvais état, les bâtiments quasiment détruits, et je reste planté là. A ne rien faire... Ou alors... Je suis tout simplement dans l’œil du cyclone que je viens de créer en perdant le contrôle. Autour de moi, c'est le silence le plus complet. Mais à l'extérieur de ces murs que forment cette catastrophe dite naturelle, c'est le chaos. Les cris sont couverts par le vacarme du vent, plusieurs débris s'envolent et même des personnes se font aspirer et tuer par ma faute... Tout ça, tout ce qui arrive c'est... C'est ma faute. Je suis en train de tuer tous ces gens, et je ne peux rien faire pour contrer cela. Je ne suis plus moi-même, je suis juste un simple spectateur enfermé dans une enveloppe charnelle... Mon Alter m'a complètement dominé, c'est...

C'est un cauchemar !


Je me réveille en sursaut. Encore. Transpirant, le cœur battant à mille. La première chose que je fais, c'est de me lever de mon lit et d'aller voir par la fenêtre si un quelconque changement de météo dû a mon Alter est a signaler. Et apparemment, il y a juste eu de violents orages et une petite pluie pour les accompagner. Et en quelques secondes, le peu de nuages qui étaient apparus laissent de nouveau place au soleil qu'il était sensé y avoir. Je soupire de soulagement, car ça aurait pu être pire que cela. Je bâille, mettant ma main devant ma bouche avant de me diriger vers ma salle de bain, histoire de voir mon état empirant de jour en jour à cause de la fatigue, et surtout pour me laver... Vu comme je transpire.

Ce ne sont plus des cernes que j'ai en dessous de mes yeux, mais bel et bien des crevasses. Je n'ai plus besoin de retourner en Amérique pour voir le Grand Canyon, parce qu'il s'est invité tout seul sur mon visage. Ça fait trop longtemps que je n'ai pas dormi correctement... Beaucoup trop longtemps. Je fatigue plus et trop vite quand je vais sur le terrain à cause de ça. Je risque de mettre mes coéquipiers en danger si je ne trouve pas un moyen de dormir au moins une nuit entière. D'ailleurs, c'est drôle, comme coïncidence. Mon nouveau voisin est arrivé il y a quoi, deux ou trois semaines ? Et bizarrement, ça fait bien deux ou trois semaines que je n'ai pas fermé l’œil une seule nuit... J'enchaîne cauchemar sur cauchemar, tous lié avec mes peurs les plus profondes... L'autre problème avec ça, c'est que je ne contrôle pas du tout mon Alter lorsque je dors, alors voyez-vous, une tempête de neige en plein été, autant dire que tout le monde à l'Agence savait que c'était mon oeuvre.

Alors, j'ai bien essayé de faire une sieste ou deux quand je suis chez moi, et que mon voisin ne l'est pas mais alors-là... Mes cauchemars sont encore pires. Vraiment... Donc,
je me demande si c'est réellement sa faute ou pas. Mais en tout cas, je commence à en avoir marre de cette situation, alors c'est décidé... Je vais aller le voir, le p'tit nouveau !
Hors de question que je déménage, je viens à peine de finir de rénover l'appartement à ma convenance. Il va voir, c'est lui qui va déménager si tout ça est de sa faute, pas moi.
C'est donc sous une détermination nouvelle -et quelques bâillements plus tard- que je m'en vais me doucher pour commencer une nouvelle journée. Une fois cela fait, je prend le temps de me coiffer, de soigner la peau de mon visage à cause de cette fatigue continue et de m'habiller plus que correctement. Une belle chemise bleues avec un pantalon blanc,
ma montre au poignet et de belle chaussures de style Richelieu à mes pieds, et le tour est joué. Le seul truc, c'est que j'arrête pas de bâiller comme un phoque, ce n'est pas très élégant.Mais bon, ça ne m'empêchera pas d'aller voir mon voisin de pallier.

Je sors donc de chez moi, fermant tout de même la porte derrière moi avant de faire les quelques pas qui me séparent de la porte adjacente à la mienne. Je toque une fois, puis j'attends... Il ne répond pas, peut être qu'il doit bien dormir lui. Je serre un peu la mâchoire, toquant une seconde fois. J'attends encore un peu, avant de soupirer d'exaspération, et c'est alors que je m'apprêtais a toquer une troisième fois que je vis la porte s'ouvrir avec un certain étonnement. Parce que oui, quelle fut ma surprise en voyant cette tête démunie de toute expression derrière cette porte. Je pourrais même presque lire un petit "Quoi ? Qu'est-ce que tu viens me faire chier à cette heure-ci toi ?" sur sa tête en fait. Je déglutis donc, avant de me racler la gorge et de prendre la parole... Même si ma fatigue et mon irritation totalement présentes vont sûrement prendre le dessus sur mes dires.

"Hum... Salut... Ouais, je sais c'est le matin, et c'est pas tellement une heure appropriée pour venir déranger ses voisins, mais là sérieusement il faut que l'on ait une discussion. Et je sais aussi, qu'on ne se connait pas, et que du coup tu pourrais me claquer la porte au nez, ce que je comprends parfaitement mais... Vois-tu, je suis assez têtu." Je le regarde dans le blanc des yeux, bien que son expression... Inexpressive justement, me perturbe un peu. Je soupire. "Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemin. Ça fait quoi, presque trois semaines que tu es arrivé ici et que tu es devenu mon voisin. Avant ça, je dormais très bien. Et depuis que tu es là, je ne dors plus, je ne fais qu'enchaîner cauchemar sur cauchemar. Et je trouve que c'est une très drôle de coïncidence ça."

Une très drôle de coïncidence, oui.
© Noona
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Bang Hesam
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Pseudo : Le Mésel
Feat : Kim Jong In
Arrivé à Yuai le : 01/08/2017
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Young Newbie
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MessageSujet: Re: Mon voisin est mon pire cauchemar [Ft Bang Hesam]   Mar 29 Aoû - 22:45
Je ne suis plus là où mon parfum imprègne les draps, j'ai quitté cette enveloppe qui peut enfin s'éteindre, se mettre en veille pour se recharger totalement. C'est un tel délice, au début les premiers soirs je ne le faisais que pour calmer ces souffrances physiques de plus en plus difficile à supporter, pour faire cesser ces visions horrifiques qui survenaient à n'importe quel moment de la journée, qui me saisissaient au collet et ne me lâchaient qu'après de longues secondes de pures supplices.
Mon esprit déraille lorsqu'il ne se repose pas, et étant la part d'un être qui ne connait pas le repos, vous imaginez bien la chose. Le souffle court j'ai pris mon mal en patience, deux longues et interminables journées sans soleil et deux nuits sans lune avant d'enfin me laisser aller.
J'ai tout de suite réussi à me greffer à un dormeur, pénétrer l'abysse onirique où il baignait sans crainte, bercé jusqu'alors par un doux mouvement, une ligne musicale sans accroche.
Chaque rêve est une partition nouvelle que je me dois de déchiffrer pour mieux la dénaturer. Il m'est vitale de la troubler, de la déchirer pour la remanier entièrement. L'esprit ainsi violé combat l'intrusion mais il est trop tard et il tentera en vain de m'expulser de là. Les cauchemars sont souvent dû à leur manque de contrôle mais pas seulement.
Je peux manipuler le rêve, et à une moindre mesure, intervenir directement sur son propriétaire.
Ressentez-vous, parfois,  cette impression que quelque chose est assis sur votre poitrine ? Ô et puis, ces moments où le souffle vous manque, ou que, même si les efforts sont là pas moyen de rouvrir les yeux ?
Je peux créer ce mal-être profond, par simple envie, par simple commandement insufflé à votre subconscient assoupi.
Mon pouvoir ne m'a pas encore été entièrement dévoilé, le jour où j'en connaîtrai tous les recoins et serai capable de le maîtriser peut-être que je cesserai enfin le petit jeu auquel je me plis pour ne pas finir broyé.

Il me faut deux nuits dans le mois pour pouvoir réguler mon système nerveux, j'éprouve celui de mon voisin cinq fois plus que prévu. J'en suis devenu accro, tenez vingt-quatre heures sans fermer l'oeil, ce n'est pas de la fatigue dont je parle, ni de l'épuisement car aucun de vous n'y a réellement goûté, non ce que je veux vous faire comprendre et qui par là me permettra aussi de légitimer les tourments qui j'exerce volontairement, c'est que ce temps perdu, seul, isolé dans les ténèbres de nuits sans rêves qui se succèdent..froides, hostiles...Vous espérez, pouvoir y mettre un terme, faire cesser ces échos qui vous bercent et vous asservissent, une seule chose vous obsède, vous le fantasmez si fort que vous en bandez, dormir.
Je sais que je ne pourrais pas rester dans cette immeuble, ni meme dans cette ville. Que je vais finir par me faire chasser, même par ceux qui ont pu m'approcher, ceux qui m'ont fait comprendre et laisser intégrer leur agence.. Je ne serai jamais un super héro, ma faculté est une malédiction.

J'ai aussi pu comprendre assez vite, que visiter l'imaginaire nocturne de mon voisin n'altéré pas seulement son degré de récupération, non. Ses sentiments jouent sur le temps, même si je ne peux le constater qu'à mon réveil, quelque chose cloche quand il perd le contrôle chaque nuit.
Alors j'ai espacé, même si camé comme je suis il m'est parfois difficile de ne pas vouloir jouer l'homme lambda, j'ai préféré joué la sûreté, le faire devenir fou n'était pas en option.

Le stylo en main je finis de joindre les deux points qui ferment à ensemble, le petit carreau surligné. Je le comble alors en gribouillant soigneusement l'intérieur, des petits traits puis des zig-zag, pour finir par des ronds appuyés. Une nouvelle page de complétée, j'entame la suivante.
Noircir le papier est devenue la seule activité possible lors de ces interminables nuits de plus de neuf heures. Combien ai-je de carnet aux cases coloriées ? Je ne peux plus les compter, et je suis certain d'en avoir perdu, égaré le long du chemin traversé. et quel chemin.

On frappe à ma porte, j'avise les aiguilles de la pendule, sept heures du matin. J'hésite, fixe sans expression le battant qui me tient à distance du trouble fête. Qui peut bien venir me voir de si bonne heure ? J'ai beau réfléchir je ne me souviens pas d'un quelconque rendez vous; quelle bêtise personne ne sait où je vis. Je décide d'approcher, il y a ce judas qui ne me sert pas, pour une fois rendons le utile, si je suis suffisamment discret alors mes pas ne trahirons pas ma présence, pas même mon souffle que je peux rendre inaudible...Trop tard, ma main a agit de son propre chef elle tourne e amène la porte à elle, me voilà la joue contre le chambranle, la pièce est plongée dans le noir, derrière moi les ténèbres.
Ma peau est mat' a pris avec le manque de soleil une teinte grise peu attrayante, mes yeux clairs sont cernés, rougis par l'effort auquel je l'ai pli, griffonner une nuit durant avec pour seul éclairage le teint blafard de la lune.

Je dévisage l'inconnu que je reconnais, il a ce même air dans ses rêves. Je l'y rencontre deux fois par semaine et il ne le sait même pas. Ca a quelque chose de plaisant. Même si je crois desceller dans ses manières et accusations un sentiment confus de contrariété je ne m'en sens absolument pas troublé. Je ne suis pas coupable, aucune pression ne vient aplanir mon excitation, aucune culpabilité d'être à l'origine de cette perte de sang froid.
La réalité commence déjà à perdre de sa logique, je vais jouer.

"Je vous demande pardon ? "

Il faut qu'il se trouve idiot, perdu, largué, qu'il prenne du recule, visualise sa demande, son audace, sa folie.
Il vient et accuse un parfait inconnu de gâcher ses chimères, la chose est drôle, je trouve.
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